Catégories

Dimanche 18 mai 2008

 

 

 

Amsterdam, ses putes lumineuses voyant la vie en rose toute la journée au fil des bites qu’elles engorgent. Ça c’est de l’optimisme !

Dans les ruelles, le rassemblement. Des centaines de couilles molles et intimidées carambolent sous le regard excédé des passantes.

Elles réussiraient presque a faire culpabiliser ces hordes de frustrés du boudin, venus jouir leurs névroses là où c’est permis. Mais les regards ne se croisent pas.

Les esthètes boutonneux  errent, contemplent, le sourire niais, le regard bovin, sans oser faire ce a quoi leurs couilles aspirent, s’arrêter n’importe où, la queue bien en main, le gland larmoyant, et jouir devant la misère humaine sous vitrine, leurs saint doux périmés, tristes vestiges de leurs désirs.

Qu’ils seraient méprisables dans leurs légitimités.

Si Vanina enfilent 70 bites par jour dans sa cabine de 7 m², c’est bien parce qu’Isabelle&Co ont mis leurs clitos au cachot. Faudrait peut-être qu’elle se remette en question la Goldorak en tailleur, la conductrice de bus en string apparent. Elle est le pourrissement contemporain, le tournage de veste de l’humanité, elle agite son hymen inatteignable tel un rumsteck au bout d’un morceau de bois pour faire courir les guépards affamés. C’est à coup de billet qu’on y plantera la fourchette. 

par Antoine publié dans : Prouts textuels
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Jeudi 8 mai 2008
Soso continue sa tournée française. Petit Soralerie pour Antoine & autres :)

par R. publié dans : Videos
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 20 avril 2008

Extrait de la préface de  la réédition du livre de Marc-Edouard Nabe

J
e suis un loser, ce qu'on appelle un écrivain à insuccès, un worst-seller... J'ai complètement raté mon destin d'écrivain. J'ai écrit vingt-six livres tota­lement inutiles : personne ne les a lus, ou si peu. Flops sur flops. On ne me connaît que par ouï-dire. Je marche par le bouche-à-oreille ; mais souvent la bouche est cousue et l'oreille bouchée... La plupart des libraires m'enfouissent comme si j'étais un déchet nucléaire !

J'ai publié mon premier livre il y a vingt ans, et depuis, chaque fois que j'en publie un nouveau, c'est comme si je publiais mon premier puisqu'on a nié le précédent. A partir du moment où c'est un livre de moi, il est voué à la négation instantanée. Sur la couverture, il y a toujours quelque chose qui gêne : c'est mon nom. C'est magique, il suffit que vous prononciez mon nom pour que tout se ferme. Mon nom, c'est l'anti-Sésame. << Sésame, ferme-la ! » La consigne me concernant, c'est : motus. On ne me prononce pas. On ne se prononce pas non plus sur moi. Ça ne se fait pas, c'est incongru. Mon nom est un gros mot.

Un martien, ou plus simplement un étranger, venant en France et compulsant la presse des deux dernières décennies, ne pourrait pas imaginer que j'ai écrit tant de livres. Quand il y en a un qui traîne par hasard, les critiques en disent tellement de mal, mais surtout rien du tout, qu'ils le rendent invisible. Il est plus difficile d'ouvrir un livre de moi qu'une huître.

Attention ! Je ne me plains pas... Il n'est pas scan­daleux qu'on ne me fête pas unanimement tous les jours partout comme le plus grand écrivain français, il est scandaleux qu'on n'informe pas le public quand un livre de moi vient de paraître, c'est tout.

Seul a le droit de s'exprimer aujourd'hui celui qui n'a rien à dire. Le « public » vit depuis soixante ans dans une culpabilisation entretenue par les flics de la Démocratie. Pilonnés toute la journée par la pro­pagande qui leur fait croire que tout art est désor­mais impossible, « les gens » ne réclament qu'une chose : qu'on leur sape au plus vite et au mieux le moral, et dans tous les domaines : Cinéma, théâtre, musique...

En littérature, plus l'écrivain flatte le lecteur dans le sens de son poil le plus sale, hirsute, gras, terne et fourchu, plus celui-ci voudra absolument le lire, courra l'acheter par milliers d'exemplaires, et se le repassera comme un talisman de médiocrité frater­nelle. Houellebecq lui-même me l'avait bien expliqué :

– Si tu veux avoir des lecteurs, mets-toi à leur niveau ! Fais de toi un personnage aussi plat, flou, médiocre, moche et honteux que lui. C'est le secret, Marc-Edouard. Toi, tu veux trop soulever le lecteur de terre, l'emporter dans les cieux de ton fol amour de la vie et des hommes !... Ça le complexe, ça l'hu­milie, et donc il te néglige, il te rejette, puis il finit par te mépriser et te haïr...

Michel avait raison. Un best-seller a toujours raison.

.... 

par Antoine publié dans : ...
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Dimanche 20 avril 2008
Besancenot, Bernard Henry Levy , Attali, Val et néo-cons...


par R. publié dans : Videos
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 16 avril 2008




Les wriggles - Petit Bonhomme

free music



Toi que j'ai connu à l'école
Chevalier, cow-boy, justicier
Bonhomme qui joue et qui rigole
Dans son bien-être journalier

Qu'est-ce que j'ai fait
Pendant ce chemin parcouru ?
Et qu'est-ce qui t'a fait
Devenir ce que tu es devenu ?

Y a eu ce coup de vent sur ton crâne
Qui a emporté tous tes cheveux
Ce nouveau copain en Terminale
Puis ces deux flingues au fond de tes yeux

Deux ou trois échecs en amour
Une sacrée bonne dose d'ennui
Plus d'ignorance de jours en jours
Et puis ces livres interdits

Qu'est-ce que j'ai fait
Pendant ce chemin parcouru ?
Et qu'est-ce qui t'a fait
Devenir ce que tu es devenu ?

Ce sont des petits morceaux de peur
Un peu partout disséminés
Des petits fragments de frayeur
Qui finissent par s'assembler

Rien que des petits morceaux de peur
Que l'on t'a gentiment donnés
Des limailles, des copeaux de terreur
Qui paralysent la pensée

Et puis tu as suivi la horde
Les chiens, les grenades, les canifs
Ont attisé ta notion de l'ordre
Et ton goût pour le punitif

Le désir d'éliminer
Tout ce qui ne te ressemble pas
Mais, ignorant ce que tu es
Tu as buté n'importe quoi

Qu'est-ce que j'ai fait
Pendant ce chemin parcouru ?
Et qu'est-ce qui t'a fait
Devenir ce que tu es devenu ?

Ce sont des petits morceaux de peur
Un peu partout éparpillés
Des débris, des tessons de terreur
Qui t'incitent à ne pas changer

Rien que des petits morceaux de peur
Qui paralysent la pensée
Des éclats, des débris de frayeur
Qui effacent une identité

A vivre ta vie à pile ou faf'
Ta pièce t'a rendu sa monnaie
C'est l'heure d'écrire ton épitaphe
Sous une croix qui n'est pas gammée

Y'a personne d'autre que moi sur Terre
Le jour de ton enterrement
A franchir la grille du cimetière
Vois, tous tes copains sont absents

Et maintenant
Qu'est-ce qui fait qu'au jour où nous sommes
Je ne suis qu'une maman
Qui pleure son petit bonhomme ?

Ce sont des petits morceaux de peur
Qu'a droite à gauche j'ai glanés
Des éclats, des débris de terreur
Tiens, je t'en ai fait un bouquet

Rien que des petits morceaux de peur
Qui paralysent la pensée
Des petits fragments de terreur
Qui t'obligent à ne plus bouger

Rien des petits morceaux de peur
Qu'est-ce que j'ai fait ? ...





par Antoine publié dans : Musiques
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 16 avril 2008
Invasion du plateau de T'empeches tout le mond de dormir , hier soir ,  par le collectif QUI FAIT LA FRANCE ?
accompagnée d'un joli discours .






par Antoine publié dans : Videos
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 16 avril 2008

Pour les sociologues ayant vecu en banlieue .....

par Antoine publié dans : Musiques
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 7 avril 2008



La politique de la police expliquée par un ex-flic  = du chiffre ! Surtout pour les petites affaires en banlieue....



par Antoine publié dans : Videos
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 7 avril 2008
par Antoine publié dans : Musiques
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 1 avril 2008
Un des "impératifs catégoriques éthiques" - comme dirait ce cher Emmanuel K. - auquel j'ai toujours été heureux de me rapporter est celui-ci : "ne jamais hurler à la lune avec le reste de la meute". Cette maxime a parfois des effets néfastes (isolement intellectuel, sans aucun doute possible) pour qui la suit, mais elle permet la plupart du temps d'être imperméable à ce qu' "on bavarde" (comme dirait ce non moins cher Martin H.). Ne pas hurler avec les loups. Les loups : les médias. Leur hurlement, depuis quelques semaines : "Oh Tibet ! I love you !". Quand les médias, en concert, se décident à rendre gorge à une cause, il s'agit toujours de s'interroger : que cache le mensonge ? Donc un présupposé : les médias mentent quant au tibet (et comme je ne peux que constater la marche de ce qui est là ou je suis moi-même : je ne parle que des médias français uniquement). Donc, une certitude a priori, qui saute aux yeux si on allume une télé : les médias français mentent à propos du tibet. C'est le grand jeu des chaises musicales : qui sera le dernier (la dernière chaîne de tv, la dernière radio, le dernier site bien dodu) à geindre à propos du big-dady-lama ? Nous autres français nous rassurons tant que nous le pouvons : au moins on est un des rares pays européens à nous faire du soucis pour nos boloss de potes tibétains. Ouf ! Voilà une bonne dose de moraline en intra-veineuse. Une question : pourquoi ? Quel feu caché par quelle fumée ?
En clair : si l'on écoute Fr2, TF1, et toute la "clique", les autorités chinoises répriment des gentils mini dalaï-lama en culotes oranges qui ne font que crier au monde leurs envie de survie culturelle. Nous autres, vieux occidentaux, qui vivons sous le doux joug de la libre pensée permise par la Démocratie (avec un D aussi gros que mon cul), qui avons connu toutes les horreurs, nous nous devons de donner des leçons à 1 milliard de chinois, parce qu'on le vaut bien. Et parce que nos valeurs, "voilà wesh qu'elles sont trop stylées putain", comme le dirait mon coloc.

En encore plus clair :


 
"Que s'est-il vraiment passé à Lhassa ? Journalistes et touristes disent autre chose.
Peter Franssen
 
Tibet : manifestations pacifiques ou soulèvement armé ?
Dossier préparé par Peter Franssen. Sur son blog consacré à la Chine, on trouve les documents en langue originale, avec des introductions en néerlandais: http://www.bloggen.be/nieuwsbriefchina/
Les titres ont été rédigés par nous.
 
James Miles (The Economist) : Il ne s'agissait pas d'une manifestation pacifique
De 80 à 100 morts lors des manifestations contre l’occupation chinoise, rapportent les infos sur les événements de ce week-end au Tibet. Les moines en robes orange manifestent pour la liberté et la démocratie et la police chinoise tire et abat ces manifestants sans la moindre pitié, nous raconte-t-on. Des témoins occidentaux sur place disent que la vérité est tout autre. Le premier témoin est le journaliste James Miles, du journal d’affaires The Economist. Il est le seul journaliste accrédité dans la capitale tibétaine Lhassa. Il écrit qu’il ne s’agissait pas de manifestations pacifiques, mais d’une émeute violente. Cela a commencé vendredi, peu après midi, lorsque de petits groupes de jeunes Tibétains, armés de sabres, de cocktails Molotov et de gourdins s’en sont pris aux magasins des Hui, les ont pillés et y ont bouté le feu. Les Hui constituent un groupe musulman minoritaire qui habite la région depuis des siècles déjà. L’émeute était de nature ethnique, raciste. La police chinoise, écrit encore le journaliste, a fait preuve d’une grande retenue et n’est pour ainsi dire pas intervenue. Durant tout l’après-midi du vendredi, le témoin n’a pas vu un seul policier armé. Ce n’est que samedi à midi que sont apparus les premiers agents armés.

Fire on the roof of the world, James Miles, The Economist, 14 mars 2008.
http://www.economist.com/daily/news/displaystory.cfm?story_id=10870258

Lhasa under siege, James Miles, The Economist, 16 mars 2008.
http://www.economist.com/daily/news/displaystory.cfm?story_id=10871821&top_story=1


Un touriste danois : "Les moines et les jeunes en furie étaient déchaînés"
Le second témoin est un touriste danois à Lhassa. Son témoignage concorde avec celui du journaliste de The Economist. Son récit a été publié samedi dans le journal Politiken. Le témoin dit : « Des moines et de jeunes gens de 15 à 16 ans ont assailli les magasins chinois, défonçant portes et fenêtres et boutant le feu aux magasins et tabassant les Chinois à leur portée. J’ai vu des agressions très brutales. J’ai vu comment deux Chinois ont été emmenés – pour autant que j’ai pu m’en rendre compte, ils ont été tabassés à mort. Au début, la police était très réticente. Les moines et les jeunes en furie étaient déchaînés. Ce n’est que lorsqu’ils se sont approchés du Palais d’Hiver qu’ils se sont heurtés à la police, aux militaires et aux véhicules de l’armée sur lesquels il y avait des armes. Tout autour de nous était la proie des flammes, y compris les véhicules de la police, les voitures de pompiers, les boutiques et magasins chinois. La situation échappait absolument à tout contrôle. Les attaques contre les magasins chinois se sont poursuivies sans discontinuer. »

L’article est en danois mais on peut en lire une partie ici en anglais…
http://www.guardian.co.uk/world/feedarticle/7386817


Pékin : "La police n'a pas utilisé les armes à feu. Le soulèvement était planifié."
Ce que disent les deux témoins ci-dessus concorde avec ce que disent les autorités chinoises. Maintenant aussi, la restitution des faits à partir des sources chinoises s’avère bien plus fiable que ce que nous donnent à entendre les agences de presse internationales. Le président du gouvernement de la Région autonome du Tibet dit que, finalement, 13 civils innocents ont perdu la vie. Les manifestants les ont brûlés vifs ou tabassés à mort. Ces mêmes manifestants ont également blessé une soixantaine d’agents, dont cinq ou six sont dans un état grave, voire très grave. Le feu a été bouté à 300 bâtiments, dont 214 magasins et boutiques. 56 véhicules ont été partiellement ou totalement détruits. Le président du gouvernement dit également, à l’instar des deux témoins, que les troupes de l’ordre se sont montrées très peu enclines à intervenir. Il dit explicitement : « Nous n’avons pas utilisé d’armes à feu. » Les autorités sont convaincues que le soulèvement armé était planifié à l’avance et qu’il avait été organisé. Les autorités désignent le dalaï-lama comme le coupable et l’organisateur des émeutes.

Government chief ensures safety in Tibet, Xinhua, 17 mars 2008.
http://www.chinadaily.com.cn/cndy/2007-11/14/content_6252509.htm

Un touriste espagnol : "Ils frappaient les gens avec des pierres, des couteaux de boucher, des machettes..."
Le journaliste Benjamin Morgan, travaillant notamment pour l'Agence France Presse, a interviewé plusieurs touristes revenant du Tibet. Dont l'Espagnol Juan Carlos Alonso (46 ans). qui a séjourné à Lhassa du mercredi au dimanche: " Les jeunes voulaient détruire tout ce qui était chinois et qui se trouvait sur leur chemin. Ils avaient des couteaux, des pierres, des machettes, des couteaux de boucher. De nombreux Chinois couraient pour sauver leur vie. J'ai vu au moins 35 Chinois blessés. Je les ai vu arracher une jeune fille à sa maison et la frapper avec des pierres. Elle criait 'Au secours!"..."

Tibetan youths rampaged through Lhasa against Chinese: witness
The Straits Times (via AFP), 17 maart 08
http://www.straitstimes.com/Latest%2BNews/Asia/STIStory_217614.html"

(source : Cf. plus bas).


Il n'est pas ici question de dire "les chinois ont raison de tabasser les gentils moines". Je dis juste : "les chinois tabassent les émeutiers tibétains violents, de la même façon que le régime français a tabassé les émeutiers français en 2005 (ou ceux de villiers-le-bel)". Qui s'en est ému, il y a bientot 3 ans ? Certainement pas le PAF français. Alors quelle légitimité à donner des leçons ? Aucune. Il est toujours judicieux de mettre en doute les informations massivement données par les médias français - même a priori : sans en avoir de preuve. La recherche de preuves vient ensuite.
Pour les quelques-uns que ça peut intéresser :  Tout un dossier, "à contre courant de ce qu'"on_ bavarde", se trouve sur le site de l'asso du père Soral.  L'occident et les Robert Ménard (secrétaire général de RSF, homosexuel s'il en est) ont besoin de bonne conscience, moi bof. Au delà d'un "prout textuel" (et l'alcool aidant), comme dirait ce non-non-moins-moins-cher Antoine A., juste un constat.

Trois constats en fait.

1/ Les médias français mentent en masse, et cette histoire tibétaine n'en est qu'une monstration supplémentaire (en vrac, citons les mensonges à propos : des élections, de l'affaire Dieudo, de l'affaire du referendum, des émeutes soit disant organisées, etc.)
2/ Les tibétains ne sont pas des gentils bouddhistes en culotes courtes : ce sont des révoltés, qui s'opposent avec violence au pouvoir chinois qui a décidé de leur assimilation culturelle depuis des années - et il suffit de regarder une carte du monde pour comprendre l'importance de la province tibétaine pour la Chine.
3/ Comme partout ailleurs les rebelles sont tabassés, et nous, occidentaux, français, parisiens (même les parisiens du 94), n'avons aucune légitimité pour nous plaindre à propos de ça. Cette posture, bien que confortable, ne nous est moralement pas permise.

par R. publié dans : Prouts textuels
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus